Les 9 projections de Funakoshi

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Dans un précédent « Les projections en karaté » article j’ai traité des techniques de projection, nage-waza, dans le karaté anciens, que l’on retrouve aujourd’hui grâce à la mise en application des katas avec un partenaire. J’y mentionnais aussi les 9 projections que Gichin Funakoshi décrit dans son ouvrage « karate-do kyohan« . Il me semblait important de présenter ces techniques aux lecteurs qui ne les connaissent pas, d’autant plus qu’on y trouve clairement des applications de certains katas. Lire la suite

Les projections en karaté

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Les projections existent-elles en karaté ?

L’enseignement du karaté moderne consiste principalement dans l’étude des techniques de percussion (bras et jambes) et des parades. La plupart de ces techniques se trouvent dans les katas mais d’autres ont été découvertes ou ajoutées au fur et à mesure que le karaté s’ancra de plus en plus dans la position d’une discipline de percussion.

Mais qu’en est-il des projections ? Existent-elles en karaté à l’origine ? Dans ses différents livres, maître Gichin Funakoshi, l’architecte du karaté moderne et plus particulièrement de l’école shotokan, illustre et démontre huit projections. Il y explicite même pour certaines, qu’elles sont issues des katas. Ses élèves dans leurs livres, eux en revanche ne les mentionnent plus. Lire la suite

Apologie de la faiblesse

Maître Funakoshi aimait dire à ses jeunes étudiants karatékas qu’il leur fallait apprendre à être faible. C’était pour le maître une forme de provocation à l’égard de ces jeunes gens qui étaient venus apprendre le karaté dans le but de devenir forts. Il est vrai que lorsqu’on étudie l’art martial, on passe par une première phase où l’on a l’impression d’être fort. On a en effet apprit des techniques, on a renforcé le corps, on a trempé son tempérament au feu des combats. L’ego est valorisé et l’on est certain d’être devenu fort. Puis, après cette phase, vient celle de la prise de conscience. Il est indéniable que l’on a apprit beaucoup et que nos capacités physiques et techniques sont devenues importantes. Cependant, quand on prend conscience de ses défauts, de ses faiblesses, on s’aperçoit que les aspects négatifs sont bien plus importants que les points positifs. Avec cette conscience, on réalise que dans une confrontation nos chances de réussites sont très hasardeuses et qu’il n’est pas sûr que l’on soit en capacité de remporter une victoire tant on est loin de la vraie « réalisation ».
Finalement la remarque de maître Funakoshi peut éventuellement dire : « regarde tes faiblesses et tu sauras quel chemin emprunter pour les transformer positivement ou les éradiquer ». On peut mettre en relation maître Funakoshi avec le Taoïsme de Lao Tseu. Ce dernier écrit dans « Le livre de la voie et de la vertu » :

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