Kôan

Vous avez probablement déjà entendu parlé des kôan, ces petites phrases qui sont sensées aider un disciple de bouddhisme zen à s’éveiller.

Tout d’abord un peu d’histoire. Le zen est la version japonaise de la tradition Chan qui vient de Chine. Le bouddhisme Chan s’est développé durant le VIIème et VIIIème siècle et grâce à son succès, cette école a supplanté les autres. Dans le bouddhisme Chan, les moines ont compilé des entretiens entre moines ainsi que des petites histoires connues sous le nom de gongan dont la prononciation japonaise est kôan. Pour les chinois, le gongan exprime l’éveil. Lire la suite

La fête des fleurs au Japon

Hanamatsuri

Le 8 avril les japonais célèbre la fête des fleurs, hana matsuri. Cette fête ne doit pas être confondue avec la célébration de la floraison des cerisiers appelé hanami qui ne se fait pas à une date fixe mais en fonction de la floraison dans chaque région. Lors du hana matsuri, la fête des fleurs, les japonais célèbrent la naissance de Siddhartha Gautama, le bouddha, c’est donc la fête de bouddha. Lire la suite

Les armes du kobudo

A l’origine la pratique du karaté était toujours associée à celle des armes que l’on appelle kobudô. Avec l’exportation du karaté en dehors d’Okinawa puis dans le monde entier, la pratique des armes et celle à main nue ont été catégorisé en deux disciplines distinctes. Pourtant, aujourd’hui encore, dans la majorité des dojos sur l’île d’Okinawa, karaté et kobudô, sont enseignés en même temps.

Les armes utilisées dans la pratique du kobudô à Okinawa sont différentes de celles que l’on trouve dans les arts martiaux japonais. Ce sont des armes non tranchantes comme le bâton long, la rame, le fléau à deux branches et à trois branches, la manivelle, etc. C’est Bruce Lee qui dans le film opération dragon a fait découvrir au grand public l’une de ces armes, le nunchaku ou fléau à deux branches.

Le terme kobudō 古武道 signifie « la voie des anciens arts martiaux ». Le premier idéogramme 古 qui se prononce « ko » signifie « ancien », le deuxième 武 qui se prononce « bu » vous est peut être familier car il signifie  « martial », et enfin le dernier caractère 道 « dō » représente « la voie », on le trouve à la fin de karaté-do, judo, aikido, kendo, etc. Le terme kobudô recouvre aujourd’hui toutes les pratiques d’armes associées aux arts martiaux japonais. Ces pratiques sont différentes à Okinawa et sur les autres îles du Japon. Lire la suite

Leçon de japonais n°10

Les mots japonais venant de l’étranger Les mots japonais venant de l’étranger

Lorsque j’ai commencé à étudier le japonais, je ne pensais pas trouver des mots connus venant du français et de l’anglais. De part son histoire, à travers les différents liens tissés avec plusieurs pays, la langue japonaise s’est enrichie de mots étrangers. Il y a bien sûr eu l’influence de la Chine qui a exercé une énorme influence culturelle sur le Japon. Ce pays a emprunter à la Chine les kanjis (caractères chinois) pour créer sa propre écriture. Il y a aussi des mots chinois qui font partie du lexique japonais mais ceux-ci sont difficilement identifiables car introduits il y a très longtemps. Lire la suite

Katas, poésie et symboles

Paysages de Laponie

L’expansion du karaté commence au début du XXème siècle lorsque maître Gichin Funakoshi (1860 – 1957), fait une démonstration Tokyo en 1922. Cette prestation rencontre un vif succès, ce qui l’oblige finalement à rester plus longtemps que prévu sur l’île principale de l’archipel nippone. Gichin Funakoshi a alors 54 ans, il restera jusqu’à la fin de ses jours à Tokyo pour consacrer le restant de sa vie à l’enseignement et la diffusion du karaté auprès du grand public.

Gichin Funakoshi était un lettré, il occupait la position d’instituteur quand il vivait à Okinawa. C’était aussi un poète et utilisait comme nom de plume « Shoto » qui signifie « vague des pins », faisant référence au bruit du vent qui souffle et passe à travers les pins, imitant le son des vagues de l’océan. Son nom de plume sera repris par ses élèves pour caractériser le karaté du maître en le dénommant « shotokan » (la maison de Shoto ».

Pour mieux faire accepter le karaté au Japon durant une période historique très critique où tout ce qui avait rapport avec la Chine était mal vu, Gichin Funakoshi entreprend de modifier les termes utilisés dans le karaté d’Okinawa. En effet, ces termes ont une consonance chinoise et Gichin Funakoshi va les modifier pour une terminologie japonaise. Il change ainsi le terme « tôde » qui signifie « la main de Chine » en « karaté » qui veut dire « main vide », puis il modifie aussi le nom des katas.

Dans cette entreprise pour renommer les katas, Gichin Funakoshi apporte semble-t-il sa sensibilité de poète, et c’est ici le sujet de cet article. Lire la suite

Konbini – La supérette japonaise

combini

Lors d’un voyage au Japon, immanquablement vous verrez des « konbini » cest supérettes qui arborent différentes enseignes tels que Familymart, Lawson, 7Eleven, et d’autres. Les konbini sont très pratiques car elles sont ouvertes 24h sur 24, 7 jours sur 7, et vendent bien sûr des produits alimentaires, des bentos, et bien d’autres choses tout en offrant différents services. Lire la suite

Le coup qui tue

Au début de la diffusion du karaté à travers le monde au milieu du XXème siècle, cet art martial avait une réputation de dangerosité mortelle. On disait qu’un karatéka pouvait tuer une personne d’un seul coup et qu’il devait se déclarer au commissariat car ses mains et ses pieds étaient des armes mortelles comme peuvent l’être les armes blanches, un mythe était né.

Cette idée que le karaté est un art dangereux vient probablement de l’expression ikken hissatsu 一拳必殺 qui signifie « tuer à coup sûr d’un seul coup ». Bien que cela puisse paraître anodin pour certains, cette expression a eu une influence importante sur le développement du karaté et la façon de le pratiquer encore aujourd’hui. Lire la suite

La blessure… Une opportunité pour progresser !

Un jour ou l’autre nous pouvons être blessé ou malade. Cette situation peut être temporaire ou chronique. Dans les deux cas, beaucoup de médecins vous interdiront de faire du sport, surtout du karaté. Un ami orthopédiste qui pratique le karaté m’a dit un jour « j’interdis rarement à un karatéka chevronné et assidu de s’entraîner, car je sais qu’il ne le fera pas. En revanche je lui prodigue des conseils pour adapter son entraînement, je lui dis ce qu’il peut faire et surtout ce qu’il ne doit pas faire… ». Lire la suite