Leçon de japonais n° 2

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L’écriture

Même si vous ne cherchez pas à apprendre l’écriture du japonais, entreprise qui demande d’ailleurs beaucoup de temps pour arriver à la maitriser, avoir quelques connaissances sur les différents signes qu’utilisent les japonais permet de mieux comprendre cette langue et cette culture. Dans l’article précédent nous avons abordé les sons de la langue japonaise. En lisant cet article, vous comprendrez un peu mieux ce que vous avez lu auparavant et peut-être même serez-vous en mesure de déchiffrer, avec un peu d’effort, le nom inscrit en japonais sur la ceinture de vos camarades de club.Un peu d’histoire

A l’origine, les japonais n’avaient pas d’écriture propre. Tout comme beaucoup d’éléments de la culture japonaise, l’écriture est aussi un emprunt à l’empire chinois. L’art chinois est très prisé par les nobles japonais, aussi les premières écritures chinoises arrivent au Japon comme éléments de décoration sur des objets importés comme des poteries, des sceaux, des pièces de monnaies, des épées, etc. Mais c’est à partir du Vème siècle que la pratique de l’écriture apparait au Japon et ce sont les caractères chinois, les idéogrammes qui sont alors utilisés. A cette époque, les lettrés parlaient le chinois et c’est le chinois classique qu’ils écrivaient. L’écriture chinoise n’était pas encore utilisée pour transcrire la langue japonaise.

Les japonais, comme précisé au début, n’avaient pas de système d’écriture et c’est donc tout naturellement qu’ils ont cherché à utiliser les idéogrammes chinois pour aussi écrire leur propre langue. Ces idéogrammes sont aussi appelés « kanji« , ce qui veut littéralement dire « caractères chinois ». Ces caractères ont une ou plusieurs prononciations mais surtout sont porteur d’un sens.

La langue chinoise et japonaise sont différentes dans sur le plan de la syntaxe ainsi que de la grammaire. Aussi le système d’écriture chinoise ne s’adaptait pas bien à la langue japonaise. C’est ainsi que progressivement sont nés deux autres systèmes d’écritures, les hiragana et katagana. Les hiragana et katagana sont des signes qui contrairement aux kanji (caractères chinois ou idéogrammes), n’ont pas de sens, ils ne permettent que de transcrire des sons. Les hiragana et katagana sont des caractères dérivés de certains kanji, aujourd’hui ils représentent deux syllabaires de 46 signes de base qui permettent de noter tous les sons existants dans la langue japonaise. L’apparition de ces deux syllabaires se situe vers le VIIIème siècle.

Les quatre formes d’écriture

Les japonais utilisent donc plusieurs systèmes d’écriture :

  • les kanji, qui sont les caractères d’origine chinoise. Chaque kanji peut avoir plusieurs prononciations, des prononciations chinoises et japonaises. Mais en général, le kanji est porteur d’un sens. Nous verrons quelques exemples plus loin.
  • les hiragana, qui représentent 46 signes et permettent d’écrire les mots japonais en fonction de leur prononciation. Les hiragna ne sont pas porteur de sens. Voir tableau ci-dessous.
  • les katagana, sont composés de 46 signes, pour exprimer les mêmes sons que les hiragana, ils permettent d’écrire les mots venant de l’étranger ou les mots dont les kanji sont trop compliqués ou difficiles à écrire.
  • le romaji, ou l’utilisation de l’alphabet romain pour écrire phonétiquement un mot japonais, c’est ce que nous avons vu dans l’article précédent.

Dans la langue japonaise, ces quatre systèmes d’écriture coexistent. L’étude des kanji prend beaucoup de temps. Un élève de CP commence apprendre les hiragana et les katagana. Puis progressivement il apprend les kanji. Pour pouvoir lire et écrire le japonais il faut au moins connaître les 1945 kanji usuels, mais un japonais qui fait des études supérieures peut en connait beaucoup plus, mais personne ne connait tout les kanji, de la même manière que personne ne connait les mots du dictionnaire, il y en a trop.

Les hiragana

Dans le tableau ci-dessous sont présentés les caractères hiragana sous la prononciation en romaji.

a ka sa ta na ha ma ya ra wa ga za da ba pa
i ki shi chi ni hi mi ri wi gi ji ji bi pi
u ku su tsu nu fu mu yu ru gu zu zu bu pu
e ke se te ne he me re we ge ze de be pe
o ko so to no ho mo yo ro wo -n go zo do bo po

Ainsi pour écrire karaté en hiragana : からて qui s’écrit en kanji 空手

Les katagana

Dans le tableau ci-dessous sont présentés les caractères katagana sous la prononciation en romaji.

a ka sa ta na ha ma ya ra wa ga za da ba pa
i ki shi chi ni hi mi ri wi gi ji ji bi pi
u ku su tsu nu fu mu yu ru gu zu zu bu pu
e ke se te ne he me re we ge ze de be pe
o ko so to no ho mo yo ro wo -n go zo do bo po

Ainsi pour écrire karaté en katagana : カラテ qui s’écrit en kanji 空手

Essayez de transcrire votre prénom en katagana… ce n’est pas toujours évident car certains sons n’existent pas en japonais, alors il faut trouver une approximation.

Les kanji

Comme nous l’avons vu au début de cet article, les kanji sont des idéogrammes qui sont emprunts à l’écriture chinoise. Il est difficile de dater exactement l’utilisation des kanji comme écriture du japonais. La particularité d’un kanji est avant tout qu’il renvoi à un sens. Un kanji a un sens et plusieurs lectures possibles. Comme les kanji viennent du chinois, a été conservé une prononciation dite sino-japonaise, que l’on appelle lecture ON ou onyomi. Puis il y a la lecture KUN, ou kunyomi, qui est la prononciation japonaise. Quand on cherche un kanji dans un dictionnaire, on trouve la lecture ON et la lecture KUN.

Prenons l’exemple des kanji qui composent le terme 空手道, karate-dô.

kanji lecture ONYOMI lecture KUNYOMI sens
sora, a(ku), kara, su(ku)

muna(shii)

vide, ciel, vacant
shu, zu te, ta main
dô, tô michi route, chemin, voie, rue

Il n’y a pas vraiment de règle pour savoir quelle prononciation d’un kanji choisir quand on l’associe avec d’autres kanji, karate-dô pourrait tout aussi bien se lire karate-michi sans que le sens ne soit transformé, mais c’est l’usage qui fait loi. Parfois la lecture d’un mot ne fait référence à aucune des lectures des kanji qui le compose, on appelle cela un ateji, une lecture à part, une sorte d’exception.

Comme vous l’aurez compris, la lecture du japonais requiert beaucoup de connaissances et un long apprentissage.

 Il y a un ordre pour tracer les signes

De la même façon que dans un kata de karaté les mouvements s’exécutent selon un ordre immuable, il en est de même dans l’écriture japonaise. Il y a, quel que soit le système d’écriture, une logique graphique et un ordre pour écrire. Dans le kanjis on peut compter le nombre de traits, ce qui va faciliter la recherche dans les dictionnaires par exemple.

Ci-dessous, voici comment tracer les premier idéogramme de karaté, 空. il y a 8 traits.

Image illustrative de l'article 空

Cet logique de tracé pour l’écriture permet de mieux mémoriser les kanji. Les kanji, comme les mouvements de karaté s’apprennent aussi grâce à la mémoire du geste.

Ci-dessous, l’ordre d’écriture du premier hiragana pour le son « a »

voici un tableau dans lequel sont utilisés les quatre systèmes d’écriture pour représenter le même mot :

kanji hiragana katagana romaji
空手 からて カラテ karate
日本 にほん ニホン nihon
道場 どうじょう ドウジョウ dôjô ou doujou

 Dans les articles qui suivent je ferais référence à l’écriture des mots en japonais, plus particulièrement aux kanji car ils sont porteur du sens du mot. En analysant les kanji, on comprend mieux les termes japonais utilisés en karaté. Dans les articles qui vont suivre je vous propose d’aborder ces termes avec l’éclairage du sens.

Areski

Ressources :

l’écriture du japonais – wikipédia

Japonophone – site pour transcrire votre prénom en japonais

Apprendre à écrire le japonais

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