Soignez votre tenue !

Quelle importance accordez-vous à l’étiquette ?
Il est vrai que dans les arts martiaux japonais celle-ci occupe une grande importance, tout comme dans la société. Les relations sont régies par l’étiquette et les individus sont jugés sur la façon dont ils se donnent à voir au monde. Mais ceci n’est pas exclusivement réservé à la société japonaise, il en est de même probablement de même partout au Monde.Revenons au dojo, ou au karaté. Certains pratiquants ne revêtent pas leur tenue d’entraînement avec soin, ils négligent parfois des choses essentielles comme la façon de nouer la ceinture. Quand cela est tolérable pour un pratiquant débutant, que penser d’une ceinture noire  ?

Il y a ceux qui savent comment faire le noeud de ceinture et revêtir leur tenue mais ne s’appliquent pas à le faire alors que cela ne leur prendrait pas plus de temps. Il s’agit de négligence, comme s’ils n’accordaient pas d’importance à leur présentation. Le noeud peut être mal fait ou les deux brins de ceinture de longueurs différentes.

Il y a aussi ceux qui ne savent pas comment s’habiller avec un karate-gi et un obi (ceinture) alors qu’ils pratiquent déjà depuis plusieurs années. Leur a-t-on jamais enseigné comment faire ? Ne se sont-il jamais sentis concernés par cette question ?

En pénétrant dans le dojo sans avoir pris soin de porter correctement sa tenue,  le pratiquant expose au regard de tous des aspects négatifs qui peuvent aussi avoir des implications dans sa pratique : manque d’attention, de précision, de considération pour les autres et/ou pour soi, manque d’habileté, etc.

Bien que vous connaissez tous l’expression « l’habit ne fait pas le moine », vous savez que nous sommes néanmoins jugés sur les apparences dans la majorité des cas. Ce premier jugement est difficile à effacer ou estomper, il est souvent un rideaux opaque qui empêche d’aller à la découverte des autres facettes d’un individus.

Lorsque je vois un pratiquant pour la première fois, que ce soit lors d’un passage de grade ou d’un entraînement, les aspects de l’étiquette présentées ci-dessus me sautent aux yeux. Bien que je ne veuille pas porter de jugement sur les personnes, souvent je me fais déjà une première idée sur leurs niveau à la façon dont ils sont vêtus de leur karate-gi. En effet, de la même manière que les premiers mouvements exécutés par un candidat à un grade donnent tout de suite le « la » (note de musique), c’est à dire que l’on comprend déjà globalement ce qu’il va être capable de faire et de démontrer durant l’examen, le port de la tenue peut orienter le jugement.

Ce que je viens de décrire ne se produit pas uniquement au dojo, c’est la même chose dans la vie de tous les jours. Il se passera la même chose si vous vous présentez à une rendez-vous d’embauche accoutré de manière inappropriée à l’emploi brigué, vous donnerez une mauvaise impression à vos interlocuteurs.

Ainsi, je pense qu’en attachant de l’importance à la façon de se vêtir pour l’entraînement, on cultive une concentration, une présence, qui vont se refléter dans votre apparence. Celle-ci reflète alors, d’une certaine manière, une partie intérieure de vous-même qui sera appréciée et respectée par les autres.

L’étiquette ne se limite pas à la façon de porter la tenue d’entraînement, de nouer sa ceinture, elle régit aussi des comportements et des protocoles comme les saluts. La pratique d’un art martial comme le karaté, quelles que soient les motivations qui vous y amènent, commence bien avant de pénétrer dans le dojo. Quand vous sortez de chez vous pour rejoindre la salle d’entraînement, vous commencez à tourner votre esprit vers la pratique, vous vous conditionnez mentalement. Quand vous êtes dans le vestiaire, la qualité de votre présence s’intensifie et se reflète dans votre respiration, votre regard, vos gestes et votre façon de vous habiller.

Areski

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