La peur de gagner

En lisant le livre de Jacques Tapol, « KARATE et petits satoris » paru chez Les éditions du net, j’ai découvert une chose étonnante qui est « la peur de gagner ». Dans son livre Jacques Tapol partage avec le lecteur des expériences en combat dans des compétitions de haut niveau, et bien que les combattants soient tous aguerris, qu’ils aient tous des palmarès prestigieux, il leur arrive au moment de conclure, de porter le coup final qui fera basculer la victoire de leur côté, d’hésiter, ne pas oser et laisser la victoire leur échapper.Avoir peur de gagner, cela n’est-il pas étonnant ? Surtout quand on se prépare pour gagner justement. Pourquoi au moment crucial où la victoire est à portée de main un athlète ne sait-il pas saisir l’opportunité qui se présente ? Je vous conseille de lire le livre de Jacques Tapol car il y a plusieurs exemples très intéressants qui illustrent cette peur de gagner.

Ce phénomène me fait penser à ce que nous vivons au quotidien et à certaines situations que j’ai connues dans ma vie professionnelle. Nous avons des objectifs que nous souhaitons atteindre que ce soit au travail, dans la famille ou tout simplement à titre personnel. Mais on ne sait pas pourquoi, tout d’un coup la peur du succès nous prend et nous mettons en échecs tous les efforts fournis. Pourquoi un tel auto-sabotage ?

Quand j’étais éducateur j’ai maintes fois rencontré des situations d’auto-sabotage chez les jeunes dont j’avais la charge. Je me souviens par exemple de l’un d’entre-eux avec lequel j’avais établi une relation de confiance. Le travail éducatif avançait bien et ce jeune commençait à changer positivement. Puis un jour, probablement pour mettre un terme à cette relation, il me vole mon portefeuille. En agissant ainsi il brisait la confiance que j’avais en lui.

Quand on poursuit un objectif, on change. Il n’est pas évident d’évoluer, de se modifier, alors que notre entourage reste le même. Cette situation crée un décalage que l’on peut mal vivre, mais qui peut aussi créer des jalousies ou du moins de l’incompréhension chez les autres. Alors s’autoriser à changer, à réussir ce que l’on entreprend nécessite le courage et la force de faire face à notre entourage mais aussi à soi même. A-t-on assez d’estime de soi pour s’autoriser à évoluer, à avoir du succès ? L’auto-sabotage est souvent lié à une mauvaise image de soi, « qui suis-je pour réussir ? », « je ne suis pas assez bon par rapport aux autres »…

Pour gagner, réussir, avoir du succès, il faut donc intimement être persuadé que l’on peut atteindre nos objectif et pour cela il faut avoir une image positive de soi. C’est donc en travaillant sur soi que l’on peut guérir les blessures intérieures et restaurer une image positive de soi-même. Quand on convaincu de sa valeur, la réussite n’est plus très loin.

Pour dépasser la peur de réussir, il faut donc exorciser nos peurs. Une première méthode consiste à faire une liste des avantages et des inconvénients pour le changement que vous souhaitez. Par exemple si vous voulez maigrir qu’est-ce que cela va changer pour vous ? Comment votre entourage va-t-il vous percevoir ? etc. Une autre méthode consiste à visualiser la réussite, s’imaginer entrain de gagner. C’est ce que Jacques Tapol a fait pour préparer les championnats du Monde à Sydney en 1986.

La peur de gagner est donc liée au fait de ne pas croire suffisamment en soi. Elle peut donc survenir quand on doute, quand on pense ne pas être à la hauteur car on n’est pas assez bon, pas assez bien. Quand on a conscience de ce problème, quand on a identifié notre peur, on peut travailler dessus pour la surmonter.

Si vous avez des exemples personnels concernant ce sujet, n’hésitez pas à les partager avec nous, ici, laissez un commentaire.

Areski

Références :

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