Changer un peu…

Vous connaissez la rengaine, métro, boulot, dodo. Nous avons tendance à faire toujours les même choses. Est-ce la nature humaine ou l’influence de notre société ? Je ne saurais dire. Nous vivons souvent dans un paradoxe, d’un côté on rêve de prouesses, des progrès, de changements dans notre vie, et d’un autre côté on se laisse endormir par le ronronnement de celle-ci. Voulez-vous changer quelque chose dans votre vie ? Voulez-vous faire une avancée significative dans un domaine qui vous tient à cœur ? Voulez-vous progresser dans votre pratique du karaté ou des arts martiaux ? Alors lisez la suite.

Observez le mouvement de la marche, pour avancer on met un pied devant l’autre. A chaque pas, on crée un déséquilibre qui engendre le mouvement et on se rétablit sur la jambe qui vient d’avancer. Ce mécanisme nous est naturel car nous nous y sommes entraîné. Avant d’y arriver à coup sûr nous sommes tombé maintes fois. Mais nous nous sommes relevés, nous avons recommencé jusqu’à réussir. Aujourd’hui ce programme de la marche est ancré en nous et nous n’avons aucun doute sur la façon de faire pour marcher. Nous savons nous mettre en mouvement sans effort et en sécurité.

Dans notre vie quotidienne c’est justement la peur du mouvement qui nous empêche de changer et donc souvent d’avancer vers nos objectifs, vers ce que l’on veut vraiment. La peur nous paralyse et nous restons donc statiques, nous nous ancrons dans nos habitudes et nous nous plaignons que rien de bien nous arrive, que rien nous change en attribuant la cause de notre mauvaise fortune aux autres, au ciel ou je ne sais quel bouc émissaire, alors que le seul responsable de notre vie est nous-mêmes.

Nous sommes donc sur un programme, des croyances que nous alimentons par notre immobilisme. On a tous des rêves et on veut souvent qu’ils se réalisent, de manière magique d’un seul coup. Nous rêves peuvent se réaliser, mais pour cela, il faut avant tout mettre en route la machine et créer de nouveaux programmes, de nouveaux processus mentaux, comme nous l’avons fait pour passer de la marche à quatre pattes à la marche du bipède.

Pour entrer dans un dynamique vertueuse, il faut changer des petites choses. Une petite chose chaque jour. Par exemple emprunter un nouveau chemin pour aller travailler ou rentrer chez soi, améliorer un élément dans votre alimentation – manger au moins un fruit par jour si vous ne le faites pas – changez des petites choses, une petite chose par jour. Vous ne verrez aucun effet le lendemain, ni le surlendemain, mais sans vous en rendre compte vous modifiez non seulement des choses dans votre quotidien – optez pour des changements positifs, bons pour votre santé, bons pour votre entourage, bons pour l’environnement – mais vous modifier aussi lentement mais sûrement votre processus de pensé. Celui-ci devient positif ! Vous ne vous laissez pas arrêter par des peurs imaginaires. En changeant des petites choses chaque jour, vous vous rendrez compte au bout de plusieurs mois que votre vie a changé pour le mieux, que vous n’êtes plus la même personne et que doucement mais immanquablement vous avancez vers vos objectifs, même s’ils peuvent sembler encore lointains.

Ce que vous pouvez faire dans votre vie quotidienne, vous pouvez aussi l’appliquer dans d’autres domaines de votre vie, que ce soit familial (parler un peu plus avec ses enfants, dire plus souvent « je t’aime » à son/sa partenaire, …), professionnel ou dans votre pratique du karaté.

Je suis toujours ahuri de voir les gens pratiquer le karaté de la même manière sans jamais rien changer, comme s’ils souhaitent conserver leurs défauts pour toujours. J’ai assisté à trop de cours où les élèves ne mettaient jamais en pratique ce que demandait ou démontrait le professeur exceptionnellement compétent. Trop de gens préfèrent continuer à être mauvais plutôt que de commencer à s’améliorer. Il ne s’agit pas d’une seconde à l’autre à être aussi performant que l’enseignant, mais d’accepter de changer quelque chose.

Quand on cherche à modifier une technique, à se débarrasser d’un défaut technique, cela implique souvent une sensation de régression. En effet, comme on besoin de porter plus d’attention à ce qu’on fait et qu’on a besoin de déprogrammer un mauvais automatisme, il est nécessaire d’aller plus lentement, de se relâcher pour trouver la tension juste et à ce moment-là, notre ego surgit dans toute sa splendeur pour nous inciter à revenir à nos mauvaises habitudes. Ainsi, travailler sur soi pour s’améliorer sans cesse fait parti de la vraie recherche dans les arts martiaux, celle qui consiste à se détacher de l’ego c’est à dire ne plus lui laisser le pouvoir de guider nos actes et nos pensées.

 Ainsi, en changeant progressivement, en appliquant ce que j’appelle la politique des petits pas, non seulement on avance vers nos objectifs mais on devient aussi de plus en plus connecté à notre vrai personne, notre vrai moi en se libérant de l’ego. Le changement par petites touches au quotidien est un vrai parcours initiatique nous recentre sur l’essentiel tout en nous ouvrant à de nouvelles capacité qui n’ont jamais cessé d’exister mais sommeillaient en nous.

Areski

 

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