Je regarde la mer…

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Je contemple la mer. Quelle immensité. Je ne peux la voir toute entière, mon champ de vision est bien trop étroit, et puis il y a aussi l’horizon… Je suis impressionné par la puissance que la mer dégage. Dire que chaque goutte qui la compose est en relation avec toutes les autres… Comment ceci est-il possible ? Les gouttes s’influencent les unes les autres sans même s’en rendre compte. Quand l’une d’entre-elles bouge, les autres bougent également. Et si chaque goutte que contient cette mer avait une conscience, saurait-elle qu’elle fait partie d’un tout si immense ? Aurait-elle conscience d’être identique aux autres gouttes ? La goutte se promène et ne meure jamais, elle fait partie de cet éternel océan.

Je contemple la mer. Maintenant ce sont les vagues qui captent mon attention. Elles vont et viennent, naissent et meurent. Elles font du bruit, des flips et des flops. Elles chantent même parfois. J’ai l’impression maintenant qu’elles parlent, qu’elles communiquent entre-elles. Chaque vague a une forme différente et pourtant elles se ressemblent tellement. Elles sont composées de la même eau, celle de la mer. Difficile de délimiter une vague. Où commence-t-elle ? Où se termine-t-elle ? Peut-on séparer une vague de la mer dont elle fait partie ? Et si chaque vague avait une conscience, que penserait-elle de son existence ? Elle apparaît et disparaît… Une vague a-t-elle peur de mourir ? Vu de si loin cela semble si ridicule, une vague ne meurt pas, elle ne fait que changer de forme. La vague est la mer et la mer est la vague.

Je contemple la mer. Quelle immensité, quelle vie. Elle semble respirer. Elle bouge tout en étant immobile. Et si la mer elle-même avait une conscience, si cette conscience égalait sa grandeur et sa puissance, pourrait-elle avoir connaissance de chaque vague, de chaque goutte qui la compose ?

Je contemple la mer. Je vois un bateau, sur ce bateau des hommes. Ils sont si loin que j’ai peine à les distinguer. A cette distance ils ressemblent à des gouttes d’eau…

Areski

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