D’où viennent les katas heian ? – troisième partie

Kenwa Mabuni exécutant le kata bassai

Dans cette troisième et dernière partie concernant la création des katas pinan et heian, je propose d’analyser les cinq katas de base et de trouver les références dans les katas anciens afin d’établir une corrélation entre ces deux générations de katas.

Les katas de l’école shotokan ayant subi des transformations notables, il n’est pas toujours évident de retrouver la correspondance des mouvements dans les katas anciens, d’autant plus qu’il existe plusieurs versions de ces katas antiques en fonction des maitres et des régions d’Okinawa. C’est donc à partir des katas pinan que va porter mon analyse. Je donnerai aussi l’équivalent des noms japonais attribués par Gichin Funakoshi aux katas antiques. Lire la suite

D’où viennent les katas heian ? – deuxième partie

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Voici le deuxième article d’une série de trois qui concerne la création des katas pinan / heian.

Dans la première partie de cet article, nous avons vu le contexte socio-historique dans lequel Anko Itosu a créé les katas pinan aussi appelés heian dans certaines écoles, notamment les écoles shotokan et shotokai. Les idéogrammes que vous voyez sur la photo ci-dessus signifient « paix » et se prononce heian ou pinan, heian étant la prononciation japonaise. La semaine dernière un lecteur m’a orienté sur un blog où l’auteur fait remarquer qu’en chinois, les mêmes idéogrammes signifient quelque chose comme « reste en sécurité » ou « sois en sécurité ». Cette traduction chinoise est très intéressante quand on sait que les habitants d’Okinawa avait un lien très étroit avec la Chine, et notamment dans le domaine des arts martiaux. Lire la suite

D’où viennent les katas Heian ? – première partie

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Voici le premier article d’une série de trois concernant l’origine des katas pinan et heian.

Les katas de base, appelés heian dans l’école shotokan, doivent ce nom à celui qui a fait connaitre le karaté au Japon, avant que cet art ne s’exporte dans le monde entier, c’est à dire Gichin Funakoshi (1868-1957). Le nom d’origine de ces cinq katas de base était « pinan« . Heian et Pinan s’écrivent de la même manière, avec les mêmes idéogrammes 平安 mais heian est la prononciation japonaise et pinan la prononciation chinoise. Heian et Pinan ont donc la même signification, « paix, tranquilité », ce sont donc les katas de la paix ou de l’esprit tranquile.

Gichin Funakoshi change le nom des katas

Gichin Funakoshi, dans un contexte socio-politique où tout ce qui faisait référence à la Chine était mal vu, changea le nom des katas dont la prononciation était chinoise, pour leur donner une consonance japonaise. C’est ainsi que les katas pinan sont devenus les heian. En plus de ce changement de nom, Gichin Funakoshi modifia quelque peu la forme technique de ces katas pour les rendre plus athlétiques, en y ajoutant par exemple un saut dans heian godan. Il modifia aussi l’ordre des deux premiers pinan, le premier devenant heian nidan et le deuxième heian shodan. Ces katas sont aujourd’hui les premiers à être enseignés dans les styles issus du shorin-ryu tel que les écoles shotokan, wadoryu, shitoryu, etc. Mais comment ces katas ont-ils été créés et d’où nous viennent-ils ? Lire la suite

aikido – judo – karaté

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Le karaté, le judo, l’aikido, pour ne citer que quelques arts martiaux japonais sont, dans la version que l’on connait assez récents, environ une centaine d’années. Toutes ces disciplines ont pour origine des méthodes de combat qui sont bien sûr plus anciennes. Le judo et le karaté sont devenus en partie des sports grâce aux compétitions tandis que l’aikido reste globalement en marge de cette approche, même s’il existe des tentatives dans ce sens. Lire la suite

Heian-godan : où sont les kiai ?

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Un jour j’étais jury à un passage de ceinture noire. Un candidat, durant l’épreuve de kata, fait heian godan. A la fin de sa prestation, un membre du jury dit qu’il a fait une erreur, personnellement je n’en avais pas vu. Il me dit alors que le candidat s’est trompé dans le deuxième kiai, qu’il l’a fait au mauvais moment. Cette remarque m’a incité à faire une recherche pour savoir à quel moment est-il correct de réaliser le kiai.

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